Des données urbaines aux maillages multicouches étanches, prêts pour la simulation énergétique à l'échelle de la ville

Cette mise en lumière est basée sur les travaux de Christophe Prud'homme, Vincent Chabannes, Javier Cladellas, Pierre Alliez,

Cette recherche a été réalisée par le projet Exa-MA, en collaboration avec le CoE HiDALGO2, et les projets Ktirio & CGAL. Retrouvez toutes les informations sur Exa-MA ici.

Comment modéliser une ville entière pour mieux comprendre sa dynamique énergétique, aéraulique et thermique ? Les données urbaines sont abondantes – bâtiments, routes, terrain, végétation – mais souvent incohérentes ou incomplètes. Un nouveau pipeline de maillage SIG permet désormais de générer automatiquement des modèles de ville étanches et prêts à être simulés, permettant des simulations énergétiques et microclimatiques réalistes à l’échelle urbaine.

La modélisation de l’énergie urbaine, du vent et de la chaleur nécessite des géométries fermées et cohérentes, alors que les données disponibles (bâtiments, routes, terrain, hydrographie, végétation) sont hétérogènes et souvent non étanches. L’objectif est donc de reconstruire des maillages urbains étanches à LoD-0/1, interopérables et enrichis d’attributs physiques et de modèles.

Un pipeline SIG-maillage a été développé pour automatiser la génération de modèles urbains fermés. Il intègre l’ingestion de données via Mapbox, des opérations géométriques robustes utilisant Ktirio-Geom (basé sur CGAL), ainsi que des booléens multicouches assurant la fermeture topologique des scènes. Des zones urbaines couvrant plusieurs kilomètres carrés sont ainsi converties en modèles solides LoD-1/2 cohérents (bâtiments, routes, terrain, rivières, végétation). Le temps de préparation des modèles est réduit de plusieurs semaines à quelques minutes, avec un gain significatif de stabilité numérique.

Les résultats sont interopérables avec le modèle de bâtiment urbain (Ktirio-UBM) et compatibles avec les solveurs d’énergie et de CFD.

Ce développement permet un accès rapide à des cas urbains réalistes, utilisables pour des simulations énergétiques et microclimatiques, tout en favorisant le partage de jeux de données au sein de l’écosystème du Centre d’excellence Hidalgo².
L’étape suivante consiste à publier des jeux de données de référence – modèles étanches et scripts associés – sur la plateforme CKAN (n.hidalgo2.eu). Ces travaux ouvrent la voie au couplage entre CFD et simulation énergétique, et à la création d’outils dédiés à l’étude et à la réduction des îlots de chaleur urbains.

Chiffres : Reconstruction de la ville de Grenoble dans un rayon de 5 km, y compris le réseau routier, les rivières et les plans d’eau. La végétation n’a pas été incluse afin de réduire la taille du maillage, qui comprend ici environ 6 millions de triangles – un chiffre qui doublerait au moins si la végétation était incluse.
PEPR NumPEx


L'assemblée annuelle 2025 d'Exa-Soft

The 2025 Exa-SofT Annual Assembly took place from 19 to 21 October, 2025, bringing together more than 60 researchers and engineers from academia and industry to discuss progress on scientific computing software, share results from work packages, and welcome the latest recruits.

Exa-SofT (HPC software and tools) is one of the five projects of the NumPEx program. It is concerned with research issues around the development of efficient, portable and scalable software for exaflop-scale supercomputers which are, by nature, of a very large size, and heterogeneous. As such, Exa-SofT deals with the development and use of parallel programming models for accelerators such as GPUs, compile and runtime optimizations, the development of low-level libraries for linear and multilinear algebra, and performance and energy analysis and optimization.

The Exa-SofT annual assembly took place from 19th to 21st October 2025 at the Sophie Germain facilities in Palaiseau. Over three days, participants presented scientific achievements, exchanged on mini-applications for Exascale computing, and organized dedicated sessions to consolidate software developments and foster collaboration. The assembly highlighted the active involvement of young researchers and the continued efforts to integrate Exa-SofT developments across the NumPEx ecosystem.

Jeudi 19 octobre 2025

Vendredi 20 octobre 2025

Saturday, 21 October 2025

  • Retour d’information sur les sessions en petits groupes

  • Focus sur 3 résultats scientifiques par les recrues
    par Catherine Guelque (WP5)
    Jules Risse (WP5 & WP6)
    Albert d’Aviau (WP6)

  • Mot de la fin : prochaines étapes, livrables
    par Raymond Namyst, professeur à l’Université de Bordeaux
    et Alfredo Buttari, chercheur au CNRS

Participantes et participants

  • Emmanuel Agullo, Inria
  • Erwan Auer, Inria
  • Ugo Battiston, Inria
  • Marc Baboulin, Université Paris-Saclay
  • Vicenç Beltran Querol, BSC
  • Jean-Yves Berthou, Inria
  • Julien Bigot, CEA
  • Jérôme Bobin, CEA
  • Valérie Brenner, CEA
  • Elisabeth Brunet, Telecom SudParis
  • Alfredo Buttari, CNRS
  • Henri Calandra, Total Energies
  • Jérôme Charousset, CEA
  • Philippe Clauss, Inria
  • Raphaël Colin, Inria
  • Albert d’Aviau de Piolant, Inria
  • Georges Da Costa, Université de Toulouse
  • Marco Danelutto, Université de Pise
  • Stéphane de Chaisemartin, IFPEN
  • Alexandre Denis, Inria
  • Nicolas Ducarton, Inria

 

  • Arnaud Durocher, CEA
  • Assia Mighis, CNRS
  • Bernd Mohr, Jülich
  • Thomas Morin, Inria
  • Jules Evans, CNRS
  • Clémence Fontaine, ANR
  • Nathalie Furmento, CNRS
  • David Goudin, Eviden
  • Catherine Guelque, Telecom SudParis
  • Abdou Guermouche, Université de Bordeaux
  • Amina Guermouche, Inria
  • Julien Herrmann, CNRS
  • Valentin Honoré, ENSIIE
  • Karmijn Hoogveld, CNRS
  • Félix Kpadonou, CEA
  • Jerry Lacmou Zeutouo, Université de Picardie
  • Sherry Li, Lawrence Berkeley National Laboratory
  • Pérache Marc, CEA
  • Théo Mary, CNRS
  • Samuel Mendoza, Inria

 

 

 

  • Julienne Moukalou, Inria
  • Raymond Namyst, Université de Bordeaux
  • Brieuc Nicolas, Inria
  • Alix Peigue, INSA
  • Christian Perez, Inria
  • Lucas Pernollet, CEA
  • Jean-Marc Pierson, IRIT
  • Pierre-Etienne Polet, Inria
  • Marie Reinbigler, Inria
  • Vincent Reverdy, CNRS
  • Jules Risse, Inria
  • Matthieu Robeyns, IRIT
  • Alexandre Roget, CEA
  • Philippe Swartvaghe R, Inria
  • Boris Teabe, ENSEEIHT
  • Samuel Thibault, Université de Bordeaux
  • François Trahay, Telecom SudParis
  • Julien Vanharen, Inria
  • Jean-Pierre Vilotte, CNRS
  • Pierre Wacrenier, Inria

© PEPR NumPEx


Logistique des données pour la radioastronomie

Lisez le texte complet ici

Mathis Certenais, doctorant à l’IRISA et membre de NumPEx, mène ses recherches au sein du laboratoire ECLAT, où il développe des solutions innovantes de logistique de données pour la radioastronomie à l’ère de l’exascale. En travaillant en étroite collaboration avec des astrophysiciens, des informaticiens et des partenaires industriels, il conçoit des flux de travail collaboratifs capables de relever les défis scientifiques de demain, tout en contribuant au sein de YoungPEx à des réflexions sur l’interdisciplinarité, l’efficacité énergétique et la recherche responsable.

« Au sein de Youngpex, nous travaillons sur les sujets d’empreinte énergétique, comment faire de la recherche de manière écoresponsable, et la pluridisciplinarité dans le contexte de la recherche scientifique. »

Lisez l'intégralité de l'interview ici

Crédit photo : Laboratoire ECLAT


Comprenons-nous vraiment le comportement temporel des I/O dans les applications HPC — et pourquoi est-ce important ?

Retrouvez la version étendue de cet article « A Deep Look Into the Temporal I/O Behavior of HPC Applications » ici.

Exa-DoST est fier de partager sa dernière publication parue lors de la conférence IPDPS 2025 : Un regard approfondi sur le comportement temporel des E/S des applications HPC.

Dans le cadre d’une collaboration entre Inria (France), TU Darmstadt (Allemagne)et le LNCC (Brésil), Francieli Boito, Luan Teylo, Mihail Popov, Theo Jolivel, François Tessier, Jakob Luettgau, Julien Monniot, Ahmad Tarraf, André Carneiro et Carla Osthoff ont réalisé une étude à grande échelle sur le comportement temporel des entrées/sorties (I/O) en calcul haute performance (HPC), basée sur plus de 440 000 traces collectées sur 11 ans auprès de quatre grands systèmes HPC.

Comprendre le comportement temporel des I/O est essentiel pour améliorer les performances des applications HPC, en particulier alors que l’écart entre les vitesses de calcul et celles des I/O ne cesse de s’accentuer. De nombreuses techniques existantes — telles que l’allocation de buffers intermédiaires (burst buffers), la planification des I/O ou la coordination des tâches par lots — reposent sur des hypothèses concernant ce comportement. Ce travail examine des questions fondamentales liées à la temporalité, la périodicité et la concurrence des I/O dans des charges de travail réelles. En analysant les traces du point de vue à la fois du système et des applications, nous proposons une caractérisation détaillée des interactions entre les applications HPC et le sous-système I/O au fil du temps.

Principales contributions :

  • Une classification des motifs temporels récurrents dans des charges de travail variées.

  • Des observations sur la concurrence des I/O et l’utilisation partagée des ressources.

  • La mise à disposition publique des jeux de données utilisés afin de soutenir la recherche future.

Nos résultats constituent une base empirique solide pour le développement d’outils de monitoring adaptés au comportement des applications, de nouvelles stratégies de planification des I/O, et de modèles de performance plus précis.

Lisez la version complète sur HAL.

 

Crédit photo : Francieli Boito


Atelier InPEx 2025

Retrouvez toute la présentation sur le site d'InPEx ici

Du 14 au 17 avril 2025, le réseau international d’experts InPEx (Europe, Japon, USA) se réunit à Kanagawa, au Japon, pour le workshop 2025, dédié aux défis de l’ère post-Exascale. Un événement accueilli par RIKEN-CSS et des universités japonaises, avec le soutien du programme de recherche NumPEx

Retrouvez toutes les contributions de NumPEx ci-dessous :

Si vous souhaitez en savoir plus, toutes les présentations sont disponibles sur le site web d’InPEx.

Crédit photo : Corentin Lefevre/Neovia Innovation/Inria


Assemblée générale 2025 de NumPEx

Réunissant 130 chercheurs, ingénieurs et partenaires à Inria Saclay, l’assemblée générale 2025 de NumPEx a constitué une étape importante pour le futur de notre programme de recherche.

Pendant deux jours, les participants ont pris part à des débats, des ateliers et des interventions d’invités afin d’examiner les défis liés à l’intégration du calcul exascale dans un continuum numérique plus large. La première journée a été marquée par l’annonce en direct de la sélection de la France pour accueillir l’une des « AI Factories » européennes.

Cette Assemblée générale a également été l’occasion idéale de présenter YoungPEx à l’ensemble de la communauté PEPR, à travers une présentation et l’un de ses premiers ateliers. YoungPEx est une nouvelle initiative visant à favoriser la collaboration entre les jeunes chercheurs, notamment les doctorants, les post-doctorants, les ingénieurs et les chercheurs permanents bénévoles. Elle servira de plateforme dynamique pour le réseautage, l’échange de connaissances et la collaboration interdisciplinaire au sein des communautés du calcul haute performance (HPC) et de l’intelligence artificielle (IA).

Nous avons également eu le plaisir d’accueillir les programmes de recherche TRACCS et Cloud, qui ont présenté des collaborations en cours et potentielles avec NumPEx.

Avec cette première Assemblée générale, NumPEx renforce sa communauté et poursuit son chemin vers l’exascale et au-delà.

PEPR NumPEx


La réunion annuelle 2025 d'Exa-MA

L’Assemblée générale du projet Exa-MA s’est tenue à l’Université de Strasbourg les 14 et 15 janvier 2025. Cet événement de deux jours a été l’occasion de partager les dernières avancées du projet, de renforcer les collaborations entre les Work Packages (WPs) et de discuter des prochaines étapes.

Exa-MA vise à révolutionner les méthodes et algorithmes pour l’échelle exascale : discrétisation, résolution, apprentissage et réduction d’ordre, problème inverse, optimisation et incertitudes. Nous contribuons à la pile logicielle des futurs ordinateurs européens.
L’assemblée générale a réuni 83 participants, dont des membres du conseil scientifique, des partenaires externes et de jeunes recrues, 15 d’entre eux s’étant inscrits en ligne. L’événement comprenait des sessions plénières, des ateliers thématiques et des discussions stratégiques axées sur les synergies intra- et inter-projets, en particulier avec Exa-Soft et Exa-DI. Les principaux sujets abordés ont été l’IA, les accélérateurs, la durabilité des logiciels et les collaborations externes. Le renforcement des liens avec les partenaires universitaires et industriels a également constitué un axe majeur, renforçant le rôle d’Exa-MA dans l’écosystème plus large du calcul exascale.

Mardi 14 janvier 2025

Mercredi 15 janvier 2025

Participantes et participants

  • Pierre Alliez, Inria
  • Ani Anciaux Sedrakian, IFPEN (en ligne)
  • Mark Asch, Université de Picardie
  • Hassan Ballout, Université de Strasbourg
  • Hélène Barucq, Inria
  • Amaury Bélières–Frendo, Université de Strasbourg
  • Anne Benoit, ENS
  • Jérôme Bobin, CEA
  • Matthieu Boileau, Université de Strasbourg
  • Jérôme Bonelle, EDF
  • Jed Brown, Université du Colorado (en ligne)
  • Ansar Calloo, CEA
  • Vincent Chabannes, Université de Strasbourg
  • Xinye Chen, Sorbonne Université (en ligne)
  • Aurélien Citrain, Inria
  • Javier Andrés Cladellas Herodier, Université de Strasbourg
  • Susanne Claus, ONERA
  • Raphaël Côte, Université de Strasbourg
  • Clémentine Courtès, Université de Strasbourg
  • Grégoire Danoy, Université de Luxembourg
  • Etienne Decossin, EDF
  • Romain Denefle, EDF
  • Pierre Dubois, CEA
  • Sébastien Dubois, École Polytechnique
  • Talbi El-ghazali, Université de Lille
  • Vincent Faucher, CEA
  • Florian Faucher, Inria
  • Emmanuel Franck, Inria
  • Josselin Garnier, École Polytechnique
  • Clément Gauchy, CEA
  • Christos Georgiadis, Inria

  • Christophe Geuzaine, Université de Liège (en ligne)
  • Mathieu Goron, CEA (en ligne)
  • Loic Gouarin, École Polytechnique
  • Denis Gueyffier, ONERA (En ligne)
  • Philippe Helluy, Université de Strasbourg
  • Hélène Hénon, Inria
  • Jan Hesthaven, Institut de technologie de Karlsruhe (en ligne)
  • Alexandre Hoffmann, École Polytechnique
  • Daria Hrebenshchykova, Inria
  • Bertrand Iooss, EDF
  • Fabienne Jézéquel, Université Paris-Panthéon-Assas (en ligne)
  • Pierre Jolivet, CNRS (En ligne)
  • Baptiste Kerleguer, CEA
  • Mickael Krajecki, Université de Reims
  • Catherine Lambert, CERFACS
  • Pierre Ledac, CEA
  • Patrick Lemoine, Université de Strasbourg
  • Sébastien Loriot, Geometry Factory
  • Giraud Luc, Inria
  • Nassouradine Mahamat Hamdan, CEA
  • Bahia Maoili, ANR (En ligne)
  • Marc Massot, École Polytechnique
  • Pierre Matalon, École Polytechnique
  • Loïs McInnes, Laboratoire national d’Argonne (en ligne)
  • Katherine Mer-Nkonga, CEA (en ligne)
  • Victor Michel-Dansac, Inria
  • Axel Modave, ENSTA (en ligne)
  • Vincent Mouysset, ONERA
  • Frédéric Nataf, Sorbonne Université
  • Laurent Navoret, Université de Strasbourg
  • Lars Nerger, Institut Alfred Wegener
  • Augustin Parret-Fréaud, Safran
  • Lucas Pernollet, CEA
  • Raphaël Prat, CEA

  • Clémentine Prieur, Université de Grenoble (en ligne)
  • Christophe Prud’homme, Université de Strasbourg
  • Alexandre Pugin, Inria
  • Isabelle Ramiere, CEA
  • Thomas Saigre, Université de Strasbourg
  • Eric Savin, ONERA
  • Antoine Simon, École Polytechnique
  • Bruno Sudret, ETH Zürich
  • Nicolas Tardieu, EDF
  • Isabelle Terrasse, Airbus
  • Sébastien Tordeux, Inria
  • Pierre-Henri Tournier, Sorbonne Université
  • Christophe Trophime, CNRS
  • Hung Truong, Université de Strasbourg
  • Céline Van Landeghem, Université de Strasbourg
  • Arthur Vidard, Inria
  • Jean-Pierre Vilotte, CNRS
  • Raphael Zanella, Sorbonne Université (en ligne)

PEPR NumPEx


L'assemblée annuelle 2024 d'Exa-Soft

La deuxième assemblée annuelle d’Exa-SofT, qui s’est tenue les 7 et 8 novembre 2024 à l’ENSEEIHT à Toulouse, a rassemblé plus de 50 participants du monde académique et industriel pour partager les progrès des applications de calcul scientifique, renforcer les collaborations, et présenter les nouveaux membres d’Exa-SofT.

Exa-SofT (HPC software and tools) est l’un des cinq projets du programme NumPEx. Il s’intéresse aux questions de recherche liées au développement de logiciels efficaces, portables et évolutifs pour les supercalculateurs exaflopiques qui sont, par nature, de très grande taille et hétérogènes. En tant que tel, Exa-SofT traite du développement et de l’utilisation de modèles de programmation parallèle pour les accélérateurs tels que les GPU, des optimisations de compilation et d’exécution, du développement de bibliothèques de bas niveau pour l’algèbre linéaire et multilinéaire, ainsi que de l’analyse et de l’optimisation des performances et de l’énergie.

La deuxième assemblée annuelle d’Exa-SofT s’est déroulée les 7 et8 novembre 2024 dans les locaux de l’école ENSEEIHT de Toulouse. Elle a rassemblé plus de 50 participants venus de toute la France. Des experts en applications de calcul scientifique du monde industriel et académique ont également assisté à la réunion dans un effort commun pour favoriser les collaborations. Pendant les deux jours de l’événement, huit conférences scientifiques ont été données par des membres d’Exa-SofT pour présenter les derniers résultats et les progrès réalisés dans les différents work-packages. Deux sessions plénières ont également été organisées pour discuter de la consolidation et de l’interopérabilité des logiciels développés dans Exa-SofT d’une part, et des interactions avec les experts en applications autour du développement de mini-applications d’autre part. L’un des points forts de cette réunion a été la forte participation de jeunes membres d’Exa-SofT (doctorants et post-doctorants), qui ont eu l’occasion de se présenter – ainsi que leurs recherches – à l’auditoire.

Jeudi, 07 novembre 2024

Vendredi 8 novembre 2024

Participantes et participants

  • Ugo Battinston, Inria
  • Julien Bigot, CEA
  • Alfredo Buttari, CNRS
  • Philippe Clauss, Inria
  • Henri Calandra, Total Energies
  • Terry Cojean, Eviden
  • Raphaël Colin, Inria
  • Benoit Combemale, Inria
  • Jean-Marie Couteyen, Airbus
  • Albert d’Aviau de Piolant, Inria
  • Georges Da Costa, Université de Toulouse
  • Alexandre Denis, Inria
  • Nicolas Ducarton, Inria
  • Pierre Esterie, Inria
  • Ewen Brune, Inria
  • Mathieu Faverge, Inria
  • Thierry Gautier, Inria
  • David Goudin, Eviden

  • Karmijn Hoogveld, Université de Toulouse
  • Catherine Guelque, Telecom SudParis
  • Amina Guermouche, Bordeaux INP
  • Abdou Guermouche, Université de Bordeaux
  • Julien Hermann, CNRS
  • Jerry Lacmou Zeutouo, Université de Picardie
  • Marc Pérache, CEA
  • Raymond Namyst, Université de Bordeaux
  • Nicolas Brieuc, Inria
  • Alena Kopanicakova, Toulouse INP
  • Christian Perez, Inria
  • Luc Giraud, Inria
  • Alejandro Estana, Université de Toulouse
  • Lucas Pernollet, CEA
  • Millian Poquet, Université de Toulouse
  • Jules Risse, Telecom SudParis
  • Julien Vanharen, Inria

  • Alec Sadler, Inria
  • Nicolas Renon, Université de Toulouse
  • Philippe Swartvagher, Inria
  • Samuel Thibault, Université de Bordeaux
  • François Trahay, Telecom SudParis
  • Pierre Matalon, École polytechnique
  • Atte Torri, Université Paris-Saclay
  • Bora Ucar, ENS
  • Pierre-André Wacrenier, Université de Bordeaux
  • Damien Gratadour, Université Paris Cité
  • Petr Vacek, IFPEN
  • Matthieu Robeyns, Université Paris-Saclay
  • Nathalie Furmento, CNRS

© PEPR NumPEx


Le troisième atelier de co-conception et de co-développement d'Exa-DI sur "l'intelligence artificielle pour HPC@Exscale".

Le troisième atelier de co-conception/co-développement du projet Exa-DI (Développement et Intégration) du PEPR NumPEx était dédié à « l’Intelligence Artificielle pour HPC@Exscale » en ciblant les deux sujets « Image analysis @ exascale » et « Data analysis and robust inference @ exascale ». Il s’est déroulé les 2 et 3 octobre 2024 à l’Espace La Bruyère, Du Côté de la Trinité (DCT) à Paris.

Cet atelier en présentiel a réuni, pendant deux jours, des membres d’Exa-DI ainsi que des membres des autres projets NumPEx (Exa-MA : Méthodes et algorithmes pour l’exascale, Exa-SofT : Logiciels et outils HPC, Exa-DoST : Logiciels et outils orientés données pour l’exascale et Exa-AToW : Architectures et outils pour les flux de travail à grande échelle), des démonstrateurs d’applications (AD) issus de divers secteurs de la recherche et de l’industrie, ainsi que des experts, afin de discuter des avancées et des orientations futures concernant l’intégration de l’intelligence artificielle dans les flux de travail HPC/HPDA à l’exascale, en se concentrant sur les deux thèmes suivants : « Analyse d’images volumineuses » et « Analyse de données et inférence robuste ».

 

Cet atelier est le troisième d’une série consacrée à la conception et au développement conjoints, dont l’objectif principal est de promouvoir des stratégies de développement conjoint de piles logicielles afin d’accélérer le développement à l’exascale et d’améliorer la portabilité des performances des applications en sciences et ingénierie computationnelles. Cet atelier se distingue quelque peu des deux précédents en ce qu’il revêt un caractère prospectif, axé sur l’importance croissante des flux de travail HPC/HPDA pilotés par l’IA et couplés à l’IA, qui évoluent rapidement, dans les domaines de « l’analyse d’images volumineuses à l’exascale » et de « l’analyse de données (simulation, expériences, observation) et l’inférence robuste à l’exascale ». Ses principaux objectifs sont, d’une part, de parvenir à une compréhension commune des différents modes de couplage de l’IA dans les flux de travail HPC/HPDA et, d’autre part, d’identifier conjointement les motifs d’exécution les plus couramment rencontrés dans les applications scientifiques afin de favoriser le co-développement de benchmarks collaboratifs spécifiques ou d’applications de substitution permettant d’évaluer/mesurer les performances de bout en bout des flux de travail HPC/HPDA couplés à l’IA et, enfin, d’identifier conjointement les composants logiciels (bibliothèques, frameworks, communication de données, outils de flux de travail, couches d’abstraction, environnements de programmation et d’exécution) à développer et à intégrer conjointement afin d’améliorer les composants critiques et d’accélérer leur exécution.

Principales sessions

  • Introduction et contexte: présenter les deux thèmes principaux de l’atelier et vous présenter l’action transversale GT IA au sein de NumPEx.
  • Présentation des participantes et participants: Permettre aux participantes et participants de se présenter et de faire part de leurs intérêts.
  • Différentes sessions: Ces sessions ont donné lieu à des exposés sur les défis à relever et les goulots d’étranglement à surmonter (vitesse d’exécution, évolutivité, volume de données…), sur le type, le format et le volume des données actuellement étudiées, sur les frameworks ou les langages de programmation ​actuellement utilisés (par exemple Python, PyTorch, JAX, C++, etc.) ainsi que sur les opérations élémentaires typiques effectuées sur les données.
  • Débats et tables rondes: Ces sessions ont permis aux participants de prendre part à des débats et d’échanger leurs points de vue sur les thèmes abordés, afin de définir une stratégie permettant de relever les défis liés aux processus de co-conception et de co-développement.

Conférencières et conférenciers invités

  • Jean-Pierre Vilotte du CNRS, membre d’Exa-DI, qui a présenté le contexte introductif de l’atelier.
  • Thomas Moreau de l’Inria, membre d’Exa-DoST, présentant la GT IA, une action transversale dans NumPEx.
  • Tobias Liaudat du CEA, sur la quantification rapide et évolutive de l’incertitude pour l’imagerie scientifique.
  • Damien Gradatour du CNRS, qui aborde la question de la construction de nouveaux cerveaux pour les télescopes astronomiques géants grâce aux réseaux neuronaux profonds (Deep Neural Networks).
  • Antoine Petiteau du CEA, discutant de l’analyse des données pour l’observation de l’Univers avec les ondes gravitationnelles à basse fréquence.
  • Kevin Sanchis de Safran AI, sur l’évaluation des méthodes d’apprentissage auto-supervisé dans le domaine de la télédétection.
  • Hugo Frezat de l’Université Paris Cité, présentant des modèles d’apprentissage à l’échelle de la maille pour la convection turbulente en rotation.
  • Benoit Semelin de la Sorbonne Université, discutant de l’inférence basée sur la simulation avec des simulations d’hydrodynamique radiative cosmologique pour le SKA.
  • Bruno Raffin & Thomas Moreau de l’Inria, présentant l’analyse basée sur l’apprentissage automatique de grands résultats de simulation dans Exa-DoST.
  • Julián Tachella du CNRS, présentant DeepInverse : une bibliothèque PyTorch pour résoudre des problèmes inverses avec l’apprentissage profond.
  • Erwan Allys de l’ENS-PSL, explorant le modèle génératif et la séparation des composants dans un régime de données limitées avec la Transformée de diffusion.
  • François Lanusse du CNRS, discutant du pré-entraînement multimodal pour les données scientifiques : Vers des modèles de grandes données pour l’astrophysique. > en ligne
  • Christophe Kervazo de Telecom Paris, abordant les méthodes d’apprentissage profond interprétables et évolutives pour les problèmes inverses d’imagerie.
  • Eric Anterrieu du CNRS, explorant l’approche basée sur l’apprentissage profond en radiométrie d’imagerie par synthèse d’ouverture et son implémentation.
  • Philippe Ciuciu du CEA, sur l’IRM computationnelle à l’ère de l’apprentissage profond.
  • Pascal Tremblin du CEA, caractérisant les modèles dans les simulations HPC à l’aide de la reconnaissance d’images et de la catégorisation pilotées par l’IA.
  • Bruno Raffin de l’Inria, membre d’Exa-DI, présentant le Software Packaging dans Exa-DI

Conclusion et impacts

De nombreuses discussions intéressantes et fructueuses ont eu lieu au cours de cet atelier prospectif. Ces discussions nous ont tout d’abord permis de mieux cerner les défis et les goulots d’étranglement qui sous-tendent les flux de travail HPC/HPDA basés sur l’IA les plus couramment rencontrés dans les départements de recherche. Ensuite, une première série de problèmes connexes à traiter a été identifiée ; ces problèmes peuvent être regroupés en deux axes principaux : (i) le traitement d’images en grands volumes, issues soit de simulations, soit d’expériences, et (ii) l’exploration d’espaces de paramètres à haute dimension et multimodaux.

L’une des questions très intéressantes qui est ressortie de ces discussions concerne la pile logicielle NumPEx et, en particulier, la manière dont celle-ci pourrait être étendue au-delà de la prise en charge des bibliothèques classiques d’IA/ML (par exemple, TensorFlow, PyTorch) pour permettre l’exécution couplée, simultanée et en temps réel de workflows d’IA et de HPC/HPDA, de manière à ce que les systèmes d’IA puissent orienter ou alimenter les tâches HPC/HPDA, et inversement ?

Un premier défi réside dans la coexistence et la communication entre les tâches HPC/HPDA et celles liées à l’IA au sein d’un même flux de travail. Cette communication est principalement entravée par la différence entre les modèles de programmation utilisés en HPC (à savoir C++, C ; et Fortran) et celles de l’IA (à savoir Python), ce qui nécessite une gestion plus unifiée du plan de données, permettant d’exposer des abstractions de données de haut niveau et de masquer, tant aux simulations HPC qu’aux modèles d’IA, les complexités liées à la conversion de format, au stockage et au transport des données. Un deuxième défi concerne l’utilisation des informations fournies par les modèles d’IA et les simulations pour identifier les motifs d’exécution couramment observés dans les AD, afin de guider, d’orienter ou de modifier la structure du flux de travail en déclenchant ou en arrêtant de nouvelles tâches HPC/HPDA. Cela implique que les systèmes de gestion des flux de travail doivent être capables d’intégrer et de réagir de manière dynamique aux entrées provenant des modèles d’IA. Cela devrait favoriser le co-développement de nouvelles bibliothèques, de nouveaux frameworks ou de nouveaux outils de flux de travail prenant en charge l’intégration de l’IA dans les flux de travail HPC/HPDA.

Par ailleurs, ces discussions ont mis en évidence qu’une action importante à mener prochainement consisterait à mettre en place une collaboration interfonctionnelle entre le développement des composants logiciels et des flux de travail, d’une part, et leur intégration aux technologies NumPEx dans leur ensemble, d’autre part, ainsi qu’à rationaliser les flux de travail des développeurs et des utilisateurs.

 

Il a donc été décidé, au cours de cet atelier, de mettre en place un groupe de travail chargé d’aborder ces différentes questions et permettant, à terme, de développer une suite d’applications proxy et de tests de performance communs et clairement définis, avec des données et des indicateurs de comparaison bien identifiés répondant à ces différents enjeux. Plusieurs équipes composées d’administrateurs de domaine et d’experts ont manifesté leur intérêt pour participer à ce groupe de travail qui sera constitué. Une première réunion rassemblant tous les participants intéressés sera organisée prochainement.

Participantes et participants

  • Jean-Pierre Vilotte, chercheur CNRS et membre d’Exa-DI
  • Valérie Brenner, chercheuse CEA et membre d’Exa-DI
  • Jérôme Bobin, chercheur CEA et membre d’Exa-DI
  • Jérôme Charousset, CEA et membre d’Exa-DI
  • Mark Asch, enseignant-chercheur à l’Université Picardie et membre d’Exa-DI
  • Bruno Raffin, Inria et membre d’Exa-DI et Exa-DoST
  • Rémi Baron, CEA et membre d’Exa-DI
  • Karim Hasnaoui, chercheur CNRS et membre d’Exa-DI
  • Felix Kpadonou, CEA et membre d’Exa-DI
  • Thomas Moreau, Inria et membre d’Exa-DoST
  • Erwan Allys, ENS-PSL et démonstrateur d’application
  • Damien Gradatour, CNRS et démonstrateur d’application
  • Antoine Petiteau, CEA et démonstrateur d’application
  • Hugo Frezat, Université Paris Cité et démonstrateur d’application
  • Alexandre Fournier, Institut de physique du globe et démonstrateur d’application
  • Tobias Liaudat, CEA
  • Jonathan Kem, CEA
  • Kevin Sanchis, Safran AI
  • Benoit Semelin, Sorbonne Université
  • Julian Tachella, CNRS
  • François Lanusse, CNRS
  • Christophe Kervazo, Telecom Paris
  • Eric Anterrieu, CNRS
  • Philippe Ciuiciu, CEA
  • Pascal Tremblin, CEA

Valérie Brenner


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