Le programme NumPEx est dirigé par trois codirecteurs : Jérôme Bobin du CEA, Raymond Namyst de l’Inria et Alfredo Buttari du CNRS.

Ces organisations sont toutes fortement impliquées dans la stratégie HPC :

CEA – Le CEA dans son ensemble est fortement impliqué dans la transition numérique, et à ce titre le HPC et Exascale font partie de ses priorités stratégiques. Plus précisément, le CEA est présent sur l’ensemble de la chaîne de valeur du calcul intensif, et sa forte présence sur tous ces segments en fait un acteur unique en Europe en tant que propriétaire et exploitant d’un centre de calcul d’envergure nationale et européenne, en tant qu’utilisateur et développeur d’applications et de moyens de calcul haute performance associés pour l’ensemble de ses missions (dissuasion, énergie, recherche fondamentale, etc.). Au niveau européen, le CEA est soit chef de file, soit fortement impliqué dans divers projets H2020 applicatifs et technologiques, et dans les centres d’excellence européens EuroHPC pour les applications informatiques (CoE). Le CEA est un contributeur majeur du projet Exascale français et, à ce titre, est un site candidat pour le deuxième système Exascale. Dans ce contexte, le programme NumPEx s’inscrit parfaitement dans le plan de recherche et de développement du CEA pour le calcul intensif, car il est essentiel pour préparer les applications scientifiques et d’ingénierie à exploiter pleinement les capacités des futurs systèmes Exascale.

CNRS – Le calcul haute performance (HPC), l’analyse de données à grande échelle et l’intelligence artificielle (IA) font partie des orientations thématiques prioritaires du CNRS telles qu’identifiées dans le contrat d’objectifs et de performance (COP) signé avec le gouvernement français. Elles figurent dans les priorités stratégiques scientifiques de la section numérique sous deux thèmes : « Fondements de l’intelligence artificielle : modèles, données et algorithmes » et « Futur de l’informatique » avec un point spécifique sur l’exascale. Notons qu’ils sont également au cœur de la plupart des autres orientations thématiques prioritaires, à savoir « ingénierie », « matière, ondes et particules », « planète et univers », « sociétés » et « vie ». Le calcul intensif et l’analyse de données sont au cœur des pratiques des instituts scientifiques du CNRS tandis que l’IA devient un sujet majeur. La plate-forme nationale de calcul pour l’IA (Jean Zay) est hébergée à l’IDRIS, le centre national de supercalcul du CNRS, et connaît un tel succès que les utilisateurs et les projets d’IA dépassent ceux du HPC. L’IA est aujourd’hui si cruciale que le CNRS a créé le centre « AISSAI » : AI for science, science for AI qui favorise le dialogue entre les disciplines scientifiques en interaction avec l’IA. Toutes ces questions expliquent la forte implication du CNRS, en tant qu’acteur clé au niveau national et international, dans les initiatives liées à l’exascale telles que PRACE et EuroHPC avec GENCI.

INRIA – Le calcul haute performance et l’exascale sont l’un des domaines de recherche prioritaires identifiés par Inria dans son plan stratégique de recherche mis en œuvre à travers son contrat d’objectifs et de performance (COP) signé avec le ministère français de la Recherche et des Finances. Les contributions des équipes du projet Inria couvrent l’ensemble des défis à relever pour s’attaquer au calcul à grande échelle, qui s’étendent à tous les niveaux de la pile logicielle ; de nombreuses contributions sont apportées par la publication de logiciels libres. Chacune de ces composantes s’appuie sur les activités scientifiques et méthodologiques menées par les équipes d’Inria, qui sont pleinement intégrées dans les écosystèmes exascales nationaux, européens et internationaux depuis la toute première initiative exascale internationale, à savoir l’IESP, le BDEC (https://exascale.org/bdec) et ses successeurs.

Le CEA, le CNRS et l’INRIA ont contribué à la diffusion du calcul intensif en tant que partenaires de GENCI et se sont fortement impliqués dans le programme PRACE et maintenant dans EuroHPC. Ils sont des acteurs clés dans le projet Exascale France, pour la préparation de la candidature française à l’accueil du prochain système européen Exascale, et la préparation des communautés scientifiques et d’ingénieurs à l’exploitation complète de ces machines.

Afin de gérer le programme scientifique, la gouvernance du projet PEPR NumPEx repose sur les organes suivants : le conseil d’administration (BoD), le comité opérationnel, le bureau des projets, le comité consultatif industriel et le conseil scientifique international.

Governance

Le Conseil d’administration (CA) est chargé de définir la stratégie globale, la vision et la cohérence scientifique du programme NumPEx. Il est composé des trois directeurs de programme, ainsi que de représentants d’institutions clés telles que le GENCI et le CDEFI, d’un représentant de Bull et d’un observateur du ministère français de la Recherche. Le Conseil se réunit deux fois par an ; sa première réunion aura lieu le 13 octobre 2023.

Le comité de pilotage réunit les trois codirecteurs du programme et le responsable du programme. Il fait office d’instance décisionnelle opérationnelle du programme, assurant une circulation continue de l’information entre la direction du programme et les projets ciblés (PC). Il examine la gestion quotidienne du programme, valide les décisions opérationnelles et traite les questions nécessitant des orientations stratégiques.

Le Comité opérationnel (CO) réunit les trois directeurs de programme, le Bureau de projet et les responsables des cinq PC. Il est chargé de mettre en œuvre le programme conformément aux orientations stratégiques définies par le Conseil d’administration. Ses missions consistent notamment à suivre l’exécution du programme, à favoriser les synergies avec d’autres PEPR et initiatives européennes, à renforcer les collaborations avec l’écosystème national et international du calcul haute performance (HPC), à assurer le suivi des résultats du programme en matière de logiciels et de co-conception, à définir les politiques communautaires en matière de logiciels, et à décider quels composants logiciels sont intégrés dans la pile logicielle NumPEx.

Le Comité consultatif scientifique est composé d’experts de renommée internationale dans les domaines du calcul haute performance (HPC), de l’analyse de données haute performance (HPDA) et de l’intelligence artificielle. Son rôle consiste à fournir des avis indépendants sur la mise en œuvre du programme, à renforcer les interactions avec les initiatives internationales connexes, à promouvoir NumPEx à l’échelle internationale et à contribuer à l’évaluation scientifique annuelle du programme. Le Comité se réunit une fois par an ; sa première réunion officielle s’est tenue le 17 juin 2024 à Sitges, en Espagne.

Le Comité consultatif industriel a été créé en 2025 et a tenu sa première réunion en janvier 2026. Il rassemble des représentants des principaux acteurs industriels des secteurs du calcul haute performance (HPC), des puces haute performance (HPDA) et de l’intelligence artificielle (IA), parmi lesquels figurent aussi bien des fournisseurs de technologies que des utilisateurs finaux. Il a pour objectifs de fournir des conseils sur la mise en œuvre du programme et ses interactions avec l’écosystème industriel, de promouvoir NumPEx au sein de l’industrie et de contribuer à l’évaluation annuelle des activités scientifiques du programme. Le comité est présidé par Catherine Lambert, du CERFACS, et comprend des représentants d’Eviden, d’EDF, de TotalEnergies, d’Airbus, de Dassault Systèmes, de SiPearl, de Safran, de Météo-France, du CNES, de l’ONERA, de l’IFP Energies nouvelles et de Thales.

Le bureau de projet (PO) est dirigé par un responsable de projet principal et se compose de deux chefs de projet FC, d’un assistant administratif et d’un chargé de communication (site web et réseaux sociaux).

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