Lors de la conférence COMPAS 2026, Thomas Hérault a souligné le rôle essentiel de la tolérance aux pannes dans l'avenir du calcul haute performance, depuis les fondements théoriques jusqu'aux solutions pratiques pour les systèmes HPC de nouvelle génération.

Du 30 juin au 3 juillet 2026, COMPAS 2026, le colloque francophone sur le parallélisme, les architectures et les systèmes, a réuni des chercheurs, de jeunes scientifiques et des représentants du monde industriel à Anglet, en France. Organisée par l’Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA) et le laboratoire LIUPPA, cette conférence a constitué un forum de discussion sur les dernières avancées en matière de calcul parallèle, d’architectures informatiques et de systèmes.

L’édition 2026 proposait un programme scientifique riche, couvrant des thèmes allant du calcul haute performance et des architectures matérielles aux systèmes distribués, en passant par le cloud computing, l’efficacité énergétique, l’intelligence artificielle et la résilience. Avec 128 participants, 67 exposés et 20 posters, COMPAS 2026 a mis en évidence le dynamisme de la communauté de recherche francophone et favorisé les échanges entre chercheurs confirmés, jeunes chercheurs et acteurs du secteur privé.

Thomas Hérault : la résilience à grande échelle

L’une des trois conférences invitées du colloque a été présentée par Thomas Hérault (Inria Bordeaux). Son exposé intitulé « La tolérance aux pannes dans le calcul haute performance : de la théorie à la pratique » a abordé l’un des principaux défis auxquels est confronté l’avenir du calcul à grande échelle : comment concevoir des systèmes et des logiciels de calcul haute performance capables de continuer à fonctionner efficacement malgré des pannes matérielles et logicielles de plus en plus fréquentes.

À mesure que les systèmes informatiques évoluent vers l’exascale, le nombre considérable de composants impliqués confère une importance croissante à la résilience et à la tolérance aux pannes. L’exposé de Thomas Hérault a abordé ce défi, depuis les concepts théoriques fondamentaux jusqu’à leur mise en œuvre dans les environnements HPC modernes, y compris les systèmes MPI de nouvelle génération.

Sa contribution est venue compléter une session consacrée à la tolérance aux pannes, qu’il a présidée au cours de la conférence. Cette session a rassemblé des travaux de recherche sur la tolérance aux pannes pour les systèmes d’exécution basés sur les tâches, la détection des pannes dans les commutateurs programmables et la résilience des systèmes distribués, illustrant ainsi la diversité des approches mises au point pour rendre les futures infrastructures de calcul haute performance (HPC) plus robustes.

Pourquoi est-ce important pour NumPEx ?

La résilience constitue un enjeu fondamental pour le calcul exascale. À mesure que les systèmes gagnent en taille et en hétérogénéité, le risque de défaillances au cours de simulations scientifiques de longue durée augmente, ce qui fait de la tolérance aux pannes un élément essentiel de la pile logicielle exascale.

Grâce à son soutien au projet COMPAS 2026 et à la participation de chercheurs tels que Thomas Hérault, NumPEx contribue à renforcer la communauté française du calcul haute performance (HPC) et à favoriser les échanges autour des défis logiciels qui façonneront la prochaine génération de systèmes informatiques.

En faisant le lien entre la recherche sur les algorithmes, les systèmes d’exécution, les architectures et les applications, des événements tels que COMPAS constituent un forum essentiel pour anticiper ces défis et développer les technologies nécessaires afin de rendre le calcul exascale fiable, efficace et exploitable pour les applications scientifiques.

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